septembre 2006, entrée fracassante en terminale L, avec l'idée de vouloir changer et d'y parvenir coûte que coûte, intégrant la troupe de théâtre, sans interpréter un grand rôle mais en sentant que l'audace de jouer me ferai beaucoup de bien.
vacances de noël, une semaine à Paris, le Nouvel An là-bas, 2e rencontre avec celui qui a tout déclenché, choc émotionnel puissant et presque insurmontable, première prise de conscience [très timide] de celle que je suis réellement, un soupçon d'audace pour couronner le tout.
mars 2007, retour à Paris, première vraie sortie en boite avec elles et lui, de nouveau je me dévoile, je m'extravertis, je deviens la vraie moi.
chouille de Camcam...
vacances d'avril, retrouvailles avec mon best, trippage sur la musique de naze, il se jette sur moi sauvagement un soir en boite, puis mets fin à cette relation en disant que je suis comme sa soeur, peu importe, il m'a dit ce que jamais personne ne m'avait dit, le mot magique et pourtant si stupide qui ouvre la porte de la confiance en soi, "belle" ?
je n'en sais rien, mais c'est si bon de l'entendre, et encore plus pour la première fois.
juin 2006, le bac arrive donc la fin de l'année scolaire, le début d'une nouvelle ère et d'une nouvelle vie.
des pauses avec les amis sur l'herbe du lycée au soleil à profiter des derniers moments qu'il nous reste ensemble avant la fin, une surprise de mon best qui vient me voir sans prévenir, je lui saute au cou, je ne sais pas pourquoi je fais ça parce que c'est pas mon genre, mais il a l'air content de me voir autant que moi, entrevue trop courte mais super.
les dernières chouilles, un mec qui me prouve que je peux faire ce que je veux, des moments magiques, les meilleurs.
et puis, passage et enfin obtention du bac.
juillet 2007, chouille avec première vraie cuite, première dispute avec mon best, mais réconciliation, weekend à Paris, balade et roulage dans l'herbe toujours avec lui, après-midi ambigüe avec un baiser qui laisse songeur, re-dispute, réconciliation difficile car goût amer au fond de la gorge, le goût de la tristesse et du désarroi, je pars pendant une dizaine de jours sans lui en parler, retrouvailles joyeuses et sorties tous les soirs dans le village de notre enfance, remplis de souvenirs, à coller des nains de jardins au ciment sous les fenêtres des habitants, bière tous les soirs au soleil, tous les jours du vélo au rythme d'un sportif de haut niveau, baignade dans la rivière, aveux d'un secret stupide qui aurait pu rendre certaines choses si simples.
(<<tu sais, s'il ne t'as jamais dit qu'il avait une petite-amie, c'est que c'est toi qu'il aime...tu crois ?...oui, il a juste peur de foutre votre amitié en l'air...c'est con...>>)
août 2007, et puis là on doit se dire au-revoir, vodka-caramel, sa petite-amie, TGV, et en route pour 3 semaines de délire à Paris, taff, soirées, boite.
et là, rencontre très inattendue, 2 soirées mais tant de choses, éphémère mais fusionnel, <<tu me préviens quand tu reviens ?...oui...>>, tristesse, nostalgie, déprime, Montmartre, cafés, lecture, restos, shopping, métro.
enfin, 18 ans, méga fiesta familiale, discutions complices entre cousins et cousines, pétage de plombs, lachage complet et décompression pour oublier les événements des derniers jours, danse et discours pour terminer, surmonté d'un bourrage de gueule la veille pour oublier.
dernières vacances avec les parents et la soeur, vagabondage et décontraction totale, zéro prise de tête.
septembre 2007, inscription à la fac.
je me rends compte là maintenant que je ne les reverrais plus...
coup de blues made in moi.
attente du weekend prochain et du mois d'octobre.
octobre 2007, première rentrée universitaire à Paris.